Bartholdi, Champollion et le sphinx – monuments publics en débat
Visite du mercredi
Quels étaient les liens du sculpteur Auguste Bartholdi avec l’Égypte ? Dans quel contexte le Monument à Champollion lui a-t-il été commandé ? Quelles ont été les différentes étapes de son élaboration ? Comment sa réception a-t-elle évolué au fil des ans ? Suivez le guide, il répond à toutes ces questions !
L’exposition se prolonge dans le parcours permanent du musée, où vous découvrirez à quel point les monuments publics ont passionné la France de la fin du XIXᵉ siècle et pourquoi certains font aujourd’hui débat.
Auguste Bartholdi, Esquisse pour le monument à Champollion, terre cuite, Colmar, musée Bartholdi © Chr. Kempf
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :14 h 45
Durée : 1 heure
Tarif : 4 € par participant en plus du billet d'entrée
Gaulois
Gaulois
Le Gaulois d’Emile Laporte s’inscrit dans un contexte de profusion de figures de Gaulois en sculpture mais également en peinture, à la fin du XIXe siècle. Le sculpteur utilise l’iconographie propre à la représentation des Gaulois à cette époque : il dote son personnage d’une chevelure abondante, d’une moustache tombante et d’un casque à ailes. Cette image est en partie issue des textes antiques traitant de Vercingétorix et des Gaulois, et plus particulièrement La Guerre des Gaules de César. L’équipement de ce personnage reflète aussi les dernières découvertes archéologiques effectuées sur le territoire, en mélangeant des objets datant d’époques très éloignées dans le temps. Il est armé d’une épée à antennes de l’âge du fer, d’une hache en pierre polie néolithique et d’un casque à crête de l’âge du bronze doté d'ailes fantaisistes. Les chausses souples et moulantes sont de type médiéval. Le succès de l’œuvre reflète la celtomanie qui touche l’Europe depuis la fin du XVIIIe siècle. A cette époque les Gaulois ne sont que les héros disparus d’une histoire lointaine, dont il reste peu de traces visibles. Presque un siècle plus tard, afin de mieux connaître ce passé, Napoléon III entreprend des fouilles à Alise-Sainte-Reine, en Bourgogne, sur le site supposé d'Alésia, dont les découvertes sont exposées au nouveau musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye.
Grâce aux travaux des historiens, les Gaulois accèdent à une immense popularité vers le milieu du XIXe siècle, tandis qu’avec son Histoire des Gaulois, Amédée Thierry impose Vercingétorix comme un combattant de la liberté, premier des grands hommes, en somme, de la nation française. Dans cet esprit, Laporte reste fidèle à la représentation classique de la figure du héros, en représentant son Gaulois dans une pose victorieuse.
Bartholdi, Champollion et le sphinx – monuments publics en débat
Visite guidée de l'exposition par Cécile Bertrand, commissaire de l'exposition
Quels étaient les liens du sculpteur Auguste Bartholdi avec l’Égypte ? Dans quel contexte le Monument à Champollion lui a-t-il été commandé ? Quelles ont été les différentes étapes de son élaboration ? Comment sa réception a-t-elle évolué au fil des ans ? Suivez le guide, il répond à toutes ces questions !
L’exposition se prolonge dans le parcours permanent du musée, où vous découvrirez à quel point les monuments publics ont passionné la France de la fin du XIXᵉ siècle et pourquoi certains font aujourd’hui débat.
Auguste Bartholdi, Esquisse pour le monument à Champollion, terre cuite, Colmar, musée Bartholdi © Chr. Kempf
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :15 h
Durée : 1 heure
Tarif : 4 € par participant en plus du billet d'entrée
Réservation conseillée :
03 25 24 76 34
Les rendez-vous de l’archéo
Conférence
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Visite libre
Événement gratuit
Toute la soirée, découvrez librement la plus grande collection d'œuvres de Camille Claudel ou encore l'exposition Bartholdi, Champollion et le sphinx - monuments publics en débat.
Informations pratiques
Lieu :Visites flash
Événement gratuit
Avec des étudiants en médiation culturelle de l’université de Troyes et des médiateurs du musée, suivez de courtes visites sur des œuvres emblématiques des collections et sur l’exposition Bartholdi, Champollion et le sphinx.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Durée : 15 minutes
Pour tous, dès 7 ans
Bar à cocktails avec la Distillerie Monceau-Dombrecht
Événement gratuit
Avant ou après votre tattoo (cap ou pas cap ?), entre deux visites, ou simplement pour prolonger la soirée, sirotez un savoureux cocktail.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :- Entre 19 h et 23 h, en continu
- À partir de 18 ans
- Consommation sur place uniquement. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.
Flash tattoos avec Solar ink
Événement
Et si vous vous faisiez tatouer au musée, entouré de sculptures ? Ash, Mat' Tattoo et Nicolas Velasco proposent chacun des petits motifs inédits, inspirés de leur univers graphique et des œuvres du musée.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :
- Durée : environ 30 minutes par tattoo
- Payant
- À partir de 18 ans
- Dans la limite des places disponibles (premier arrivé, premier servi !)
Le petit bonhomme en terre
Atelier tout-petits
Dans les salles du musée, notre médiatrice-plasticienne montre au groupe des personnages en relief. Chaque bout de chou façonne ensuite un bonhomme sur une plaque d’argile. Prendra-t-il tout l’espace ou paraîtra-t-il tout petit ?
La présence d'un adulte est obligatoire pour les ateliers tout-petits. L'adulte accompagnant y participe gratuitement.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Durée : 1 heure
Tarif : 5 € par participant
Forfait 15 € pour 4 ateliers
À partir de 3 ans
Réservation conseillée
En ligne
03 25 24 76 34
La Sirène ou La Joueuse de flûte
La Sirène ou La Joueuse de flûte
Fonte Eugène Blot, 1905
Camille Claudel a réalisé La Sirène ou La Joueuse de flûte vers 1904-1905. Le fondeur Eugène Blot a acquis le plâtre pour éditer six exemplaires en bronze. C’est l’un de ces exemplaires qu’il est possible d’admirer au musée Camille Claudel.
Une jeune femme d’une grande sensualité, le dos cambré, l’importance des hanches accentuée par des jambes accolées, est assise sur un rocher. Sa main droite effleure une flûte. La tête relevée, la femme approche sa bouche de son instrument mais ne le touche pas. Le souffle semble s’échapper de ses lèvres, laissant imaginer une musique envoûtante. La légèreté des draperies, dans le style Art nouveau, les doigts au fin modelé, accompagnent le mouvement des bras, dans une envolée musicale.
La sculptrice a évoqué cette œuvre dans plusieurs lettres adressées à Eugène Blot. Dans la première lettre, elle propose de lui vendre « une petite faunesse ». Ensuite, dans une autre lettre, elle lui fait part d’une idée pour une version intégrant l’onyx : « Vous pouvez, si le cœur vous en dit, faire faire une de vos Sirènes avec un rocher en onyx vert (rappelant la mer) ; la flûte en métal brillant. ». Cette version a sans doute été envisagée par Eugène Blot, mais n’a jamais été réalisée.
De la faunesse ou de la sirène, créatures mythologiques, Camille Claudel ne retint pas les aspects monstrueux, mais le lien étroit de chacune à la musique et à la sensualité. La sculptrice n’a-t-elle pas insisté sur l’aspect dangereusement séducteur de la joueuse de flûte susceptible de charmer le visiteur ?


