Être sculpteur au temps de Camille Claudel


Salle 2

Depuis l’ébauche jusqu’à la réalisation finale, l’élaboration d’une sculpture nécessitait l’intervention de plusieurs corps de métiers. L’oeuvre était généralement le fruit de la collaboration du sculpteur, des assistants et des ouvriers spécialisés. L’artiste élaborait la composition de l’oeuvre par des esquisses, puis réalisait le modèle définitif, en terre crue ou en cire. Celui-ci était ensuite moulé en plâtre afin d’obtenir une copie fidèle et solide. Le modèle original était alors détruit et remplacé par le plâtre, qui était présenté au public, lors des Salons annuels ou dans l’atelier de l’artiste.

La sculpture était traduite en marbre ou en bronze seulement si l’artiste obtenait une commande car il pouvait rarement financer lui-même la réalisation de l’œuvre définitive. Les praticiens étaient chargés de tailler la sculpture grâce à des techniques permettant de reporter des points de repères du modèle dans le bloc de pierre. Pour un bronze, c’est un atelier de fondeur qui intervenait.

Salle 2
Salle 2 © Marco Illuminati

 

Œuvres exposées dans cette salle    

  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), Étude, 1884, terre cuite, dépôt du musée des Arts et de l’Enfance de Fécamp
  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), André Leroux, 1880, cire sur âme en plâtre, piédouche en albâtre, dédicacé :  « À M. LEROUX, SOUVENIR affectueux A. Boucher 1880 », dépôt du musée des Arts et de l’Enfance de Fécamp
  • PAUL DUBOIS (1829-1905), Étude pour la tête de La Lorraine, 1899-1902, plâtre, don de Paul Dubois en 1902
  • ÉMILE LAPORTE (1858-1907), L’Aube, 1902, plâtre avec marques de mise au point, don d’Alfred Boucher en 1907
  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), La Faneuse, 1897, bronze, achat en 1999
  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), La Faneuse, 1897, marbre et bronze, don de Jean-Eudes Maccagno en souvenir de ses grandsparents Heude-Grandfort en 2006
  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), Jeune femme au chignon, avant 1902, marbre taillé par mise aux points, inachevé
  • Les étapes de la fonte à la cire perdue : reproduction de la statuette d’Alfred Boucher Jeune fille lisant, réalisée par la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
    • Plâtre de fonderie, don de la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
    • Moule de fonte à la cire perdue, bois, plâtre et élastomère, don de Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2015
    • Cire de fonderie, cire sur âme en plâtre réfractaire, bois, achat à la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
    • Bronze brut de fonderie, achat à la Fonderie d’art de la Plaine en 2015
    • Statuette achevée, bronze ciselé et patiné, fonte posthume par la Fonderie d’art de la Plaine no1/8, don de Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2008
  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), La Charité, 1899, terre cuite, esquisse pour l’une des vertus réalisées pour le monument Hériot, don d’Alfred Boucher en 1902
  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), Le Tireur à l’arc, 1874, plâtre patiné, don d’Alfred Boucher en 1902

Quatre sculpteurs à l'origine du musée


Salle 1


Au XIXe siècle, quatre artistes de générations différentes se sont installés à Nogent-sur-Seine pour des périodes plus ou moins longues : Marius Ramus, Paul Dubois, Alfred Boucher et Camille Claudel. 


Leur présence ne s’explique pas par l’existence d’une école ou d’un atelier dans lequel les artistes seraient venus se former. Cependant ils se sont rencontrés et des relations d’entraide et de filiation se sont nouées. Marius Ramus fut le premier professeur du jeune Alfred Boucher, qui a ensuite poursuivi sa formation à l’École nationale des beaux-arts de Paris. Durant ses études et au début de sa carrière, ce dernier a été soutenu par Paul Dubois qui l’aida à obtenir des bourses de la ville de Nogent-sur-Seine et du conseil général de l’Aube. Puis, dans les années 1876-1879, ce même Alfred Boucher a donné un premier enseignement de sculpture à la jeune Camille Claudel, alors âgée d’une douzaine d’années.

 

Salle 1
Salle 1 © Marco Illuminati
 

Œuvres exposées dans cette salle   

  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), Vue de la Seine à Nogent-sur-Seine, 1880, huile sur toile, don de monsieur Huchard en 2003
  • JOSEPH VERNET (1714-1789), Le Livon, 1764, huile sur toile, achat avec la participation du Fonds régional d’acquisition pour les musées Champagne-Ardenne en 1996
  • LÉONCE VAŸSSE (1844-1917), Crépuscule. Le Pavillon Henri IV à Nogent-sur-Seine, 1913, huile sur toile, don de Léonce Vaÿsse en 1913
  • MARIUS RAMUS (1805-1888), Autoportrait, vers 1885, marbre, dépôt du musée Granet, Aix-en-Provence
  • VINCENZO GEMITO (1852-1929), Paul Dubois, 1879, bronze, don de Henriette Dubois en 1906
  • PIERRE JAMIN (1872-1965), Alfred Boucher, 1934, plâtre, dépôt du musée d’Art et d’Archéologie de Troyes
  • ALFRED BOUCHER (1850-1934), Jeune fille lisant, vers 1880, plâtre patiné, dédicacé : « À Camille Claudel, en souvenir d’A. BOUCHER », don de Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2008
  • AUGUSTE RODIN (1840-1917), La France, 1902-1903, bronze, achat à Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2008

Handicap mental, psychique ou cognitif


Vous êtes en situation de handicap et souhaitez venir au musée Camille Claudel ? Nous vous accueillons et vous accompagnons dans la découverte des collections et des expositions. Pour vous, l’accès au musée est gratuit, prioritaire et sans attente, sur présentation d’un justificatif. Nos agents d’accueil et de surveillance sont à votre écoute dès votre arrivée, afin de vous apporter un confort optimal durant votre visite.

 

 


 

 

 

 

 

Poussette et porte-bébé

 

Les poussettes et les porte-bébés sont autorisés dans toutes les salles du musée. Pour votre confort, des ascenseurs vous permettent de vous rendre aux différents étages.

Des poussettes-cannes peuvent être prêtées sur demande à l’accueil.

Des tables à langer sont disponibles aux niveaux -1 (en face des sanitaires) et +2 (au sein des sanitaires). 

 

Handicap auditif


Vous êtes en situation de handicap et souhaitez venir au musée Camille Claudel ? Nous vous accueillons et vous accompagnons dans la découverte des collections et des expositions. Pour vous, l’accès au musée est gratuit, prioritaire et sans attente, sur présentation d’un justificatif. Nos agents d’accueil et de surveillance sont à votre écoute dès votre arrivée, afin de vous apporter un confort optimal durant votre visite.
 


L’aire d’accueil du musée est équipée de boucles magnétiques. Les audioguides le sont aussi. Des fiches comportant des explications sur les œuvres sont mises à disposition dans les salles. Certains agents d’accueil et de surveillance ont été initiés à la langue des signes française.

Pour les groupes de personnes non ou malentendantes pratiquant la langue des signes française, des visites guidées et des ateliers de pratique artistique peuvent être traduits sur réservation (accessibilite @ museecamilleclaudel.fr).

 

 

 

 

 

 

 

Handicap visuel


Vous êtes en situation de handicap et souhaitez venir au musée Camille Claudel ? Nous vous accueillons et vous accompagnons dans la découverte des collections et des expositions. Pour vous, l’accès au musée est gratuit et prioritaire, sur présentation d’un justificatif. Nos agents d’accueil et de surveillance sont à votre disposition afin de vous assurer les meilleures conditions de visite. 


Visite descriptive et tactile
Visite descriptive et tactile © Frédéric Lopez
Visite descriptive et tactile
Visite descriptive et tactile © Frédéric Lopez
Visite descriptive et tactile
Visite descriptive et tactile © Frédéric Lopez

 

Un plan du musée en relief et en braille ainsi que des loupes éclairantes sont disponibles à l’accueil du musée. Les chiens-guides sont les bienvenus au musée, sur présentation de leur carte d’habilitation.

Le musée propose des visites descriptives et tactiles, des ateliers de pratique artistique et des visites multisensorielles permettant d’appréhender les différentes étapes de fabrication des sculptures. Ces activités sont proposées aux groupes de personnes non- et mal-voyantes, sur réservation (accessibilite @ museecamilleclaudel.fr).

 

 

 

 

 

 

Céramique

A sa création, le musée de Nogent-sur-Seine conservait un fonds très significatif de céramique, constitué d’une part des dons de madame Boucher et d’autre part du dépôt par la manufacture nationale de Sèvres de centaines de vases et de sculptures en biscuit de porcelaine. La majorité de ces objets a malheureusement disparu lors du pillage du musée pendant la Seconde guerre mondiale. Les vases sont aujourd’hui conservés en réserves à l’exception de la spectaculaire Ronde des enfants due à Dalou. On peut aussi admirer dans les salles nombre de biscuits de porcelaine et d’éditions en grès, un ensemble renouvelé par des acquisitions et de nouveaux dépôts. On y distingue des pièces de prestige où la manufacture de Sèvres cherchait à démontrer son savoir-faire technique (Les Ondines d’Alfred Boucher, Le Char de Diane et Le Char de Minerve d’Emmanuel Fremiet), ainsi que l’incomparable édition de La Valse de Camille Claudel en grès par la manufacture Emile Muller.

La ValseLes Ondines ou Les Nymphes de la SeineLa Ronde des enfants

 
 

 

 

Archéologie

Au début du XXe siècle, les vestiges archéologiques fascinent les collectionneurs mais se résument souvent à des objets de curiosité. A l’ouverture du musée de Nogent-sur-Seine, plusieurs donateurs enrichissent les collections de vestiges hétérogènes, dont une partie disparaît pendant la Seconde guerre mondiale.

En 1962, André Lemoine fonde le Groupe archéologique du Nogentais (GAN). C’est une période charnière pour la constitution de l’archéologie en tant que discipline scientifique et les fouilles menées par le GAN bénéficient des nouvelles techniques, notamment à travers les prospections aériennes. Pour conserver le mobilier découvert, le GAN obtient une salle dans l’ancien musée alors fermé au public. En échange, il s’engage à contribuer à la réouverture du musée, qui aboutit en 1974.

En 1978, un jeune archéologue, Jacques Piette, est nommé conservateur. Celui-ci mène de nombreuses fouilles dans le Nogentais jusqu’aux années 1990, qui enrichissent considérablement les collections du musée.

Environ 9000 vestiges ou lots d’objets sont aujourd’hui conservés au musée Camille Claudel. Parmi les sites remarquables, citons les tombes et habitations des Grèves de Frécul (Néolithique), l’ensemble funéraire de Barbuise-La Saulsotte (Âge du Bronze final), le sanctuaire gaulois de La Villeneuve-au-Châtelot (Âge du Fer) et les ateliers de potiers fouillés dans la même commune (époque gallo-romaine).

 

Vestiges 

 

Happy Hours


D'avril à octobre, le musée Camille Claudel s’associe à des producteurs locaux pour de délicieux rendez-vous : les Happy Hours. 


Proposées à l’heure de l’apéritif, ces visites-dégustations commencent par une visite de trente minutes autour d’une œuvre, d’un artiste, d’un mouvement ou encore d’une thématique et se concluent par une dégustation dans l’auditorium du musée, avec une vue exceptionnelle sur Nogent-sur-Seine et ses environs.​

 

Programme détaillé