L'atelier de Rodin
Traditionnellement, l’atelier désigne le lieu où l’artiste travaille avec ses assistants et exécutants qui l’aident dans sa tâche. Au XIXe siècle, les ateliers étaient très structurés et beaucoup de personnes pouvaient contribuer à la réalisation des compositions du maître. Quand les assistants réalisaient certaines parties des oeuvres, ils suivaient sa pensée et adoptaient son style. C’était l’occasion pour eux de se perfectionner, de bénéficier de conseils et d’accéder à un réseau de collectionneurs et de professionnels.
En 1864, le jeune Auguste Rodin est entré dans l’atelier d’Ernest Carrier-Belleuse. Il y a appris l’organisation d’un atelier et la répartition des tâches entre les assistants. En 1880, l’État lui a commandé La Porte de l’Enfer et a mis à sa disposition un atelier au dépôt des marbres à Paris. À son tour, il a embauché des assistants, parmi lesquels Jules Desbois, Camille Claudel et François Pompon. Puis en 1893, Antoine Bourdelle a lui aussi rejoint son atelier.
- CHARLES LOUIS AUGUSTE WEISSER (1864-1940), L’Atelier de Rodin, 1888, huile sur toile, don d’Alfred Boucher en 1913
- ANTOINE BOURDELLE (1861-1929), Buste d’Auguste Rodin au travail, 1909, bronze, fonte Godard, épreuve nº7, 1967, dépôt du musée Bourdelle, musée de la Ville de Paris
- AUGUSTE RODIN (1840-1917), Femme nue debout, 1880-1889, figure créée pour La Porte de l’Enfer, plâtre, dépôt du musée des Arts décoratifs, Paris, don d’Henri Vever en 1905
- ANONYME, Saint Jean-Baptiste, vers 1889, fac-similé d’une épreuve sur papier albuminé retouchée à la gouache, Paris, musée Rodin
- STEPHEN HAWEIS (1878-1969) ET HENRY COLES, L’Homme qui marche, 1903-1904, fac-similé d’un tirage au charbon, Paris, musée Rodin
- ANONYME, Maquette de La Porte de l’Enfer en plâtre (troisième modèle architectural), vers 1881, fac-similé d’une photographie sur papier albuminé, Paris, musée Rodin
- ANONYME, Le Penseur sur un échafaudage placé devant le bâti de La Porte de l’Enfer dans l’atelier du Dépôt des marbres, vers 1882, fac-similé d’une photographie sur papier albuminé, Paris, musée Rodin
- E. FREULER, Étude du torse d’Ugolin, vers 1881, fac-similé d’une photographie sur papier albuminé retouchée à l’encre brune, Paris, musée Rodin
- ANONYME, Je suis belle en plâtre dans l’atelier du Dépôt des marbres, 1882, fac-similé d’une photographie sur papier albuminé retouchée à la plume et encre brune et à la gouache, Paris, musée Rodin
- WILLIAM ELBORNE, Rodin devant La Porte de l’Enfer se reflétant dans un miroir, 1887, fac-similé d’une photographie sur papier albuminé, album Lipscomb, Paris, musée Rodin
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), La Porte de l’Enfer dans l’atelier du Dépôt des marbres (partie supérieure), vers 1898, fac-similé d’une épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), La Porte de l’Enfer au Pavillon de l’Alma, 1900, fac-similé d’une épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), Celle qui fut la belle Heaulmière, vers 1898, fac-similé d’une épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin
- CHARLES BODMER (1854-1929), Jean d’Aire nu dans l’atelier du 117, boulevard de Vaugirard, vers 1886, fac-similé d’une épreuve gélatinoargentique, Paris, musée Rodin
- CHARLES BODMER (1854-1929), Pierre de Wissant nu dans l’atelier du 117, boulevard de Vaugirard, maquette des Bourgeois de Calais en arrière-plan, vers 1886, fac-similé d’une épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin
- VICTOR PANNELIER, Eustache de Saint-Pierre en terre dans l’atelier du 117, boulevard de Vaugirard, vers 1886, fac-similé d’une épreuve sur papier albuminé, Paris, musée Rodin
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), Les Bourgeois de Calais à la Folie Payen, Persée et Méduse sur la cheminée, 1898, fac-similé d’une épreuve sur papier albuminé, Paris, musée Rodin.
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), Vue intérieure du pavillon de l’Alma, Les Bourgeois de Calais, 1900, fac-similé d’après une plaque de verre au gélatino-bromure d’argent, Paris, agence photo RMN-Grand Palais, fonds Druet-Vizzanova
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), Étude de nu pour le Monument à Balzac, dans l’atelier de la Folie Payen, vers 1897, fac-similé d’une épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin.
- D. FREULER, La robe de chambre de Balzac en cours de moulage dans l’atelier du Dépôt des marbres, 1897, fac-similé d’une épreuve sur papier salé, Paris, musée Rodin
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), Monument à Balzac dans l’atelier du Dépôt des marbres, vers 1897, fac-similé d’une épreuve gélatinoargentique, Paris, musée Rodin
- EDWARD STEICHEN (1879-1973), Towards the light – Midnight, 1908, fac-similé d’un tirage au charbon et platinotype, Paris, musée Rodin
- CHARLES BODMER (1854-1929), Le Poète et la Sirène en plâtre, vers 1889, fac-similé d’une épreuve sur papier albuminé retouchée à la plume et encre brune, Paris, musée Rodin
- EUGÈNE DRUET (1867-1916), Le Poète et la Sirène ou La Vague, vers 1898, plusieurs fac-similés d’une épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin
- JULES DESBOIS (1851-1935), La Misère, 1893-1894, terre cuite (terre moulée avec reprises sur la terre humide), achat en 2012
- JULES DESBOIS (1851-1935), Tête de Sisyphe, vers 1908, plâtre et socle en bois, dépôt du musée des Beaux-Arts de Tours, don famille Desbois, 1936
- FRANÇOIS POMPON (1855-1933), Cochon du Yorkshire, 1923-1930, bronze à patine verte, fonte à la cire perdue Valsuani, dépôt du Muséum national d’histoire naturelle, Paris, legs de François Pompon en 1933
- FRANÇOIS POMPON (1855-1933), Tête de panthère mouchetée, 1921-1922, bronze à patine verte, fonte à la cire perdue Valsuani, 1928, dépôt du Muséum national d’histoire naturelle, Paris, legs de François Pompon en 1933
- FRANÇOIS POMPON (1855-1933), Paysanne pensive (la tête dans la main gauche), 1905, plâtre, dépôt du musée d’Orsay, Paris
- ANTOINE BOURDELLE (1861-1929), Femme bras sur la tête ou Femme bras levés, en blouse, 1907, bronze, fonte Coubertin, épreuve nº6, 1990, dépôt du musée Bourdelle, musée de la Ville de Paris
- ANTOINE BOURDELLE (1861-1929), Guerrier allongé au glaive, étude pour le Monument aux combattants et défenseurs du Tarn- et-Garonne de 1870-1871 (1893-1902), 1909, bronze, fonte Susse frères, épreuve no7, 1989, dépôt du musée Bourdelle, musée de la Ville de Paris
- ANTOINE BOURDELLE (1861-1929), Masque d’Apollon, 1898-1909, bronze, fonte Susse frères, épreuve no7, 1982, dépôt du musée Bourdelle, musée de la Ville de Paris




